{"id":13053,"date":"2021-10-02T09:18:26","date_gmt":"2021-10-02T09:18:26","guid":{"rendered":"https:\/\/jeanfrancoislepage.com\/fr\/?page_id=13053"},"modified":"2023-06-11T12:50:45","modified_gmt":"2023-06-11T12:50:45","slug":"open-heart-surgery-by-raphaelle-stopin","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/jeanfrancoislepage.com\/fr\/open-heart-surgery-by-raphaelle-stopin\/","title":{"rendered":"\u00c0 c\u0153ur ouvert par Rapha\u00eblle Stopin"},"content":{"rendered":"<div class=\"wpb-content-wrapper\"><p>[vc_row content_placement=&#8221;middle&#8221; second_background_color=&#8221;#000000&#8243;][vc_column offset=&#8221;vc_col-md-offset-0&#8243; css=&#8221;.vc_custom_1481915100349{padding-top: 0vw !important;padding-right: 3vw !important;padding-bottom: 1vw !important;padding-left: 3vw !important;background-color: #ffffff !important;}&#8221;][vc_row_inner][vc_column_inner el_class=&#8221;web_mobile&#8221;][vc_empty_space height=&#8221;30px&#8221;][\/vc_column_inner][\/vc_row_inner][vc_row_inner][vc_column_inner][vc_empty_space height=&#8221;50px&#8221;][\/vc_column_inner][\/vc_row_inner][vc_row_inner][vc_column_inner el_class=&#8221;row2&#8243;]<div id=\"mpc_textblock-9069f6a089ea247\" class=\"mpc-textblock mpc-init txt\"><p>\u00c0 c\u0153ur ouvert<br \/>\n<a href=\"https:\/\/jeanfrancoislepage.com\/wp-content\/uploads\/JFLepage_Hyeres2013_Stopin_2500px.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">version pdf de la publication<\/a><\/p>\n<\/div><div id=\"mpc_textblock-5569f6a089ea339\" class=\"mpc-textblock mpc-init colonne_text\"><p>\u00ab Dans le salon, l\u2019horloge vocale chanta : Tic-tac, sept heures, debout dormeurs, debout dormeurs, sept heures ! Comme si elle craignait que personne ne se l\u00e8ve. La maison matinale \u00e9tait d\u00e9serte. L\u2019horloge continuait \u00e0 tictaquer et \u00e0 r\u00e9it\u00e9rer ses injonctions dans le vide. (\u2026) \u2018Nous sommes aujourd\u2019hui le 4 ao\u00fbt 2057\u2019 r\u00e9cita une deuxi\u00e8me voix au plafond de la cuisine. \u00bb<br \/>\nLa maison ici fantasm\u00e9e (nous sommes dans les ann\u00e9es cinquante, dans les pages des Chroniques martiennes de l\u2019\u00e9crivain am\u00e9ricain Ray Bradbury) vit en autarcie, sans plus d\u2019occupant pour justifier la danse quotidienne des robots cuisiniers, conteurs et nettoyeurs, rescap\u00e9e vaillante et imperturbable d\u2019une catastrophe dont on ne saura rien sinon qu\u2019elle a irr\u00e9m\u00e9diablement tout d\u00e9vast\u00e9, laissant la maison \u00e0 sa solitude.<\/p>\n<p>Motif r\u00e9current de la photographie de Jean-Fran\u00e7ois Lepage, la maison, telle qu\u2019il la met en sc\u00e8ne, respire le silence d\u2019un int\u00e9rieur tir\u00e9 \u00e0 quatre \u00e9pingles, au d\u00e9cor minimal et inodore, qui n\u2019a que faire de ses occupants de passage. O\u00f9 est-on ? Aucun indice auquel se raccrocher. La maison de Jean-Fran\u00e7ois Lepage, comme celle de Ray Bradbury, est un espace perdu au milieu d\u2019une terre br\u00fbl\u00e9e (Mars chez l\u2019\u00e9crivain, la roche noire des terres volcaniques de Lanzarote ou les collines d\u00e9sertiques des \u00e9tendues lunaires de Californie chez le photographe). Retranch\u00e9e derri\u00e8re ses volets, elle semble tout aussi farouche que celle de l\u2019\u00e9crivain, avec ses \u00ab airs de vieille fille obs\u00e9d\u00e9e par sa s\u00e9curit\u00e9 qui fr\u00f4laient la parano\u00efa m\u00e9canique \u00bb. Chez Lepage cependant, elle conc\u00e8de encore quelque terrain \u00e0 la pr\u00e9sence humaine, silhouette errante et solitaire, toute enti\u00e8re livr\u00e9e \u00e0 ses pens\u00e9es \u2013 dans la p\u00e9nombre du salon ou de la cuisine \u2013, dans ce lieu auquel elle ne peut pas appartenir, dans ce monde qui ne semble jamais \u00eatre tout \u00e0 fait le sien.<\/p>\n<p>Construire des mondes : en avoir l\u2019intuition, les laisser affleurer la surface de la conscience, s\u2019en saisir et enfin les d\u00e9ployer dans le cadre : l\u2019image de mode comme un espace de fantasmagories donc. Celles de Jean-Fran\u00e7ois Lepage ne versent pas dans le futurisme sur-explicite, il s\u2019agirait plut\u00f4t d\u2019un r\u00e9alisme fantastique, qui maintient l\u2019image entre deux \u00e9tats, les pieds dans le r\u00e9el, la t\u00eate dans l\u2019imaginaire. Pour mettre \u00e0 distance cette r\u00e9alit\u00e9 dans laquelle s\u2019ancre l\u2019image, le photographe maquille les peaux, coiffe les t\u00eates de perruques ; les maquilleurs et les coiffeurs sont de son aveu les personnalit\u00e9s du m\u00e9tier avec lesquelles il partage une certaine folie et une irr\u00e9v\u00e9rence \u00e0 l\u2019\u00e9gard du glamour attendu. Cheveux roses et peau bleue, ou souvent d\u2019un blanc pur (une p\u00e2leur extr\u00eame qui se veut \u00eatre une r\u00e9miniscence de Vel\u00e0zquez), pr\u00e9requis qui ressort selon les mots du photographe du \u00ab rituel \u00bb par lequel la femme peut p\u00e9n\u00e9trer ce monde parall\u00e8le. Le mod\u00e8le ainsi par\u00e9 est immerg\u00e9 dans une atmosph\u00e8re hyperr\u00e9elle, celle fix\u00e9e par la surface du n\u00e9gatif 20 x 25 de la chambre photographique. Le passage \u00e0 ce support \u2013 un n\u00e9gatif de tr\u00e8s grande taille cr\u00e9ant un \u00ab piqu\u00e9 \u00bb optimal, que le photographe adopte \u00e0 la fin des ann\u00e9es quatre-vingt-dix \u2013, induit chez lui, une envie de \u00ab haute d\u00e9finition \u00bb qu\u2019il va satisfaire \u00e0 plein. Dans ce monde o\u00f9 rien n\u2019est laiss\u00e9 au hasard, la couleur est le grand ordonnateur et l\u2019image lui semble enti\u00e8rement d\u00e9di\u00e9e. Aujourd\u2019hui vive et brillante, elle a \u00e9t\u00e9 \u00e0 la fin des ann\u00e9es quatre-vingt, quand elle succ\u00e9da au noir et blanc dans la pratique de Lepage, plus froide et sourde. R\u00e9sultant de l\u2019usage d\u2019un film, \u2013 le Polaroid 891, sorte de diapositive instantan\u00e9e qui permettait l\u2019obtention de chromies aberrantes sur les longs temps de pause \u2013 et\u00a0de projecteurs au tungst\u00e8ne \u00e9quip\u00e9s de filtres bleus, cette \u00ab premi\u00e8re \u00bb atmosph\u00e8re color\u00e9e a rapidement valeur de signature pour Lepage. Un film un peu brouillon qui s\u2019accordait \u00e0 cette p\u00e9riode qu\u2019il qualifie de \u00ab punk-grunge post-cubiste \u00bb peupl\u00e9e de visions assez sombres, parfois agressives, souvent provocatrices. Pour fabriquer ses mondes et tenir ses images solidaires \u00e0 la vision qu\u2019il d\u00e9roule, le photographe, d\u00e8s ses d\u00e9buts, n\u2019omet pas d\u2019user de la palette \u00e0 sa disposition : lumi\u00e8res, contrastes, puis couleurs. Et lui, une fois cet \u00e9quilibre trouv\u00e9, d\u2019\u0153uvrer \u00e0 d\u00e9ranger cet exc\u00e8s de qui\u00e9tude, pointe ou rasoir \u00e0 la main.<\/p>\n<p>L\u2019image chez Lepage est exp\u00e9rience, soit la r\u00e9sultante d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 \u00e9prouv\u00e9e et explor\u00e9e sur le moment : elle est tout enti\u00e8re improvisation. Peu de rep\u00e9rage, pas de sc\u00e9nario ni de brief ; photographe, mod\u00e8le, coiffeur, maquilleur, tous se laissant porter dans ce monde dont ils ont franchi le seuil. Contrairement \u00e0 la pratique habituelle (pour les quelques-uns qui persistent \u00e0 user de l\u2019analogique et n\u2019ont pas le secours de l\u2019\u00e9cran de l\u2019appareil num\u00e9rique pour v\u00e9rifier cadre et exposition), Lepage n\u2019utilise pas de Polaroids de contr\u00f4le avant de r\u00e9aliser l\u2019image : \u00ab Je shoote toujours mon film en premier, j\u2019ai vu trop de photographes alors que j\u2019\u00e9tais assistant, r\u00e9ussir un sublime Polaroid puis passer trois heures \u00e0 essayer de retrouver cette image sur film, mais comment r\u00e9cup\u00e9rer ce premier instant, cette premi\u00e8re fa\u00e7on du mod\u00e8le et du photographe de se positionner dans l\u2019espace, la magie de la premi\u00e8re intention \u00bb \u00c0 l\u2019heure o\u00f9 il est souvent demand\u00e9 \u00e0 l\u2019auteur de pr\u00e9senter r\u00e9f\u00e9rences et intentions cr\u00e9atives avant la r\u00e9alisation de l\u2019image, Lepage impose son parcours de funambule : une marche sur le fil, un \u00e9quilibre maintenu au prix d\u2019une concentration extr\u00eame. L\u2019image qui en d\u00e9coule est un monde \u00e0 elle seule, et semble avoir amen\u00e9 \u00e0 elle tout ce que le moment contenait. La photographie est dans le bo\u00eetier, mais le funambule poursuit sa marche. Sur le fil du rasoir cette fois. Cherchant ce qu\u2019il appelle \u00ab l\u2019\u00e9quilibre d\u00e9s\u00e9quilibrant \u00bb, il entreprend maintenant de r\u00e9v\u00e9ler, lame \u00e0 la main, quelque faille \u00e0 la surface de l\u2019image. Ce retravail de l\u2019image, c\u2019est l\u2019autre signature de Lepage.<\/p>\n<p>D\u00e8s les ann\u00e9es quatre-vingt, il scarifie \u2013 et sacrifie, car nul repentir possible dans cet exercice \u2013 ses films Polaroids type 55, leur applique des dessins empruntant aux arts africains, accentuant l\u00e0 la dimension tot\u00e9mique de certains de ses bustes f\u00e9minins. Quelques ann\u00e9es plus tard, c\u2019est la pellicule positive couleur qu\u2019il d\u00e9coupe, agrafe et r\u00e9assemble en un cadavre exquis photographique. Ce n\u2019est qu\u2019une fois le tirage de cet assemblage r\u00e9alis\u00e9, que prend forme cette deuxi\u00e8me et derni\u00e8re image n\u00e9e des entrailles de la premi\u00e8re et de tout un ensemble de chutes de films accumul\u00e9es et consign\u00e9es dans les bo\u00eetes de l\u2019atelier.\u00a0L\u00e0 encore, la pratique se situe \u00e0 rebours de la tendance, alors que les temps de production se r\u00e9tr\u00e9cissent, que la post production est g\u00e9n\u00e9ralement sous-trait\u00e9e et ex\u00e9cut\u00e9e prestement, le photographe assume seul et sans filet la transformation, parfois minime, parfois radicale, de l\u2019image, suivant un processus de cr\u00e9ation \u00e0 maturation lente. Prolongeant ainsi la fabrication de l\u2019image au-del\u00e0 de l\u2019instant t de la photographie, cette manipulation la plonge dans une dimension parall\u00e8le, un \u00e9tat de conscience o\u00f9 temps et espace s\u2019\u00e9tirent. Le retravail, toutefois, n\u2019est pas syst\u00e9matique : \u00ab J\u2019en ai souvent l\u2019intuition d\u00e8s le moment de la prise de vue. Je le fais seulement, dit-il, quand je pense pouvoir rajouter une troisi\u00e8me dimension, qui serait peut-\u00eatre de l\u2019ordre des vibrations que l\u2019on d\u00e9gage. C\u2019est une fa\u00e7on d\u2019augmenter la photographie. D\u00e8s que le processus de gravure et de d\u00e9coupe du n\u00e9gatif est commenc\u00e9, il faut que j\u2019aboutisse. C\u2019est un peu risqu\u00e9 et c\u2019est \u00e7a qui me pla\u00eet :\u00a0toucher \u00e0 une image que l\u2019on consid\u00e8re comme \u00e9tant finie \u00e0 la prise de vue, avec l\u2019objectif de la reconstruire, en ayant \u00e0 l\u2019esprit le risque permanent de la d\u00e9truire. \u00bb Dans cet exercice-l\u00e0, Lepage poursuit l\u2019improvisation, mais si la r\u00e9alisation de la prise de vue lui appara\u00eet toujours comme\u00a0une \u00e9preuve (l\u2019espace pour s\u2019y renouveler artistiquement \u00e9tant plus \u00e9troit que dans la pratique solitaire et libre du dessin ou de la peinture), il lui semble \u00ab glisser sur l\u2019eau \u00bb quand il s\u2019agit d\u2019intervenir a posteriori, \u00e0 l\u2019aide de la gravure\u00a0ou du d\u00e9coupage, sur l\u2019image. Il parle volontiers de sa \u00ab mati\u00e8re \u00bb, non tant \u00e0 propos du r\u00e9el, mais du mat\u00e9riau m\u00eame que constituent le n\u00e9gatif ou le positif du film ;\u00a0les mains dans la g\u00e9latine, comme le pinceau dans l\u2019huile et les pigments, Lepage pratique la photographie avec une\u00a0main de peintre.<\/p>\n<p>\u00ab \u00c0 dix heures, la maison commen\u00e7a \u00e0 mourir. \u00bb C\u2019est ainsi que Ray Bradbury, d\u2019un coup d\u2019un seul, d\u2019une ligne si pr\u00e9cise que cinglante, interrompt le ballet parfait de sa maison id\u00e9ale, \u00e0 la vie int\u00e9rieure impeccablement conduite par cette arm\u00e9e de robots z\u00e9l\u00e9s. C\u2019est d\u2019un m\u00eame coup net que Jean-Fran\u00e7ois Lepage entaille la surface polie de son image. Parfois, il la parasite d\u2019un embrouillamini de lignes qui semblent tournoyer autour du mod\u00e8le, telles des pens\u00e9es tortueuses et indisciplin\u00e9es. Souvent, il vient chercher le mannequin lui-m\u00eame, pour voir un peu ce que la t\u00eate bien faite peut renfermer. Le visage, d\u00e9coup\u00e9, multipli\u00e9, recompos\u00e9 (en superposant par exemple deux versions antagoniques, une sous-expos\u00e9e et une surexpos\u00e9e, du m\u00eame visage) invite une complexit\u00e9 inhabituelle dans l\u2019image de mode, sugg\u00e9rant, par-del\u00e0 la figure du mannequin, la pr\u00e9sence d\u2019un \u00eatre pluriel et m\u00eame contradictoire. L\u2019individualit\u00e9 du personnage \u00e9merge et cr\u00e9e cette onde oscillatoire qui trouble la surface tranquille de l\u2019image, la faisant h\u00e9siter entre s\u00e9duction et r\u00e9pulsion, sophistication et brutalit\u00e9. Prise dans la lumi\u00e8re bleue d\u2019une \u00e9troite cuisine ou dans les \u00e9tendues noires des terres volcaniques, la silhouette est solitaire, perdue dans cet environnement qu\u2019elle habite sans pourtant y appartenir. Un monde qui, s\u2019il n\u2019est pas hostile, demeure irr\u00e9m\u00e9diablement \u00e9tranger. Le personnage, souvent femme, s\u2019y meut doucement, sous la direction attentive du photographe. \u00ab J\u2019attache beaucoup d\u2019attention au positionnement de la t\u00eate et \u00e0 l\u2019angle : tout se fait tr\u00e8s paisiblement et tr\u00e8s minutieusement, pour que la personne prenne part \u00e0 son environnement, qu\u2019elle ait vraiment conscience du cadre dans lequel elle s\u2019inscrit. C\u2019est \u00e0 la fois statique mais on peut sentir une respiration, la personne est effectivement en train de poser mais je cherche \u00e0 ce qu\u2019on puisse l\u2019oublier. \u00bb<br \/>\nCette silhouette, fix\u00e9e en pantomime qui rappelle tant les personnages d\u2019Ordet de Carl Dreyer, que ceux de Metropolis de Fritz Lang, parle aussi de l\u2019auteur. De celui qui, pass\u00e9 par Jill et Vogue dans ses vingt ans, d\u00e9cide, faute de se sentir compl\u00e8tement dans son \u00e9l\u00e9ment dans l\u2019exercice, de se consacrer \u00e0 la peinture et au dessin dans les ann\u00e9es quatre-vingt-dix, pour finalement revenir \u00e0 la photographie de mode au d\u00e9but des ann\u00e9es deux mille. Elle \u00e9voque cet homme naviguant entre deux mondes parall\u00e8les qu\u2019il essaie de concilier.<\/p>\n<p>Le photographe peintre dit aimer la couleur et si sa palette \u00e9volue au fil des d\u00e9cennies, il en est une qui revient comme un leitmotiv : le rouge, couleur du feu, couleur du sang, couleur de la vie qui s\u2019\u00e9coule de l\u2019image, une fois sa surface entaill\u00e9e. Comme Bradbury met \u00e0 mal la maison qu\u2019il construit pendant des pages, laissant les flammes la d\u00e9vorer, et la vie reprendre son cours, Lepage incise l\u2019image pour mettre \u00e0 nu quelques f\u00ealures existentielles, g\u00e9n\u00e9reusement, le c\u0153ur ouvert devant nos yeux.<\/p>\n<p>Rapha\u00eblle Stopin<\/p>\n<p>Tous les propos ici rapport\u00e9s figurant entre guillemets ont \u00e9t\u00e9 recueillis lors d\u2019entretiens entre l\u2019auteur et Jean-Fran\u00e7ois Lepage, de Novembre 2012 \u00e0 Mars 2013.<\/p>\n<\/div>[\/vc_column_inner][\/vc_row_inner][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column el_class=&#8221;web_mobile&#8221;][vc_empty_space height=&#8221;50px&#8221;][\/vc_column][\/vc_row]<\/p>\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[vc_row content_placement=&#8221;middle&#8221; second_background_color=&#8221;#000000&#8243;][vc_column offset=&#8221;vc_col-md-offset-0&#8243; css=&#8221;.vc_custom_1481915100349{padding-top: 0vw !important;padding-right: 3vw !important;padding-bottom: 1vw !important;padding-left: 3vw !important;background-color: #ffffff !important;}&#8221;][vc_row_inner][vc_column_inner el_class=&#8221;web_mobile&#8221;][vc_empty_space height=&#8221;30px&#8221;][\/vc_column_inner][\/vc_row_inner][vc_row_inner][vc_column_inner][vc_empty_space height=&#8221;50px&#8221;][\/vc_column_inner][\/vc_row_inner][vc_row_inner][vc_column_inner el_class=&#8221;row2&#8243;][\/vc_column_inner][\/vc_row_inner][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column el_class=&#8221;web_mobile&#8221;][vc_empty_space height=&#8221;50px&#8221;][\/vc_column][\/vc_row]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":17,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/jeanfrancoislepage.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/13053"}],"collection":[{"href":"https:\/\/jeanfrancoislepage.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/jeanfrancoislepage.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jeanfrancoislepage.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jeanfrancoislepage.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13053"}],"version-history":[{"count":14,"href":"https:\/\/jeanfrancoislepage.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/13053\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13065,"href":"https:\/\/jeanfrancoislepage.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/13053\/revisions\/13065"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/jeanfrancoislepage.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13053"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}